Lieu: Brunoy

Résumé: Les hormones stéroïdes sont largement métabolisées dans le cerveau au cours du développement et chez l’adulte, et leurs effets sont souvent médiés par leurs métabolites. Les taux cérébraux des différents stéroïdes présentent des changements importants au cours du développement, en réponse aux conditions de l’environnement et aux lésions. Il est important de noter que les voies biosynthétiques et le métabolisme des stéroïdes diffèrent entre espèces, en particulier entre rongeurs de laboratoire et primates.

Des changements mineurs dans la structure des stéroïdes peuvent avoir des conséquences majeures pour leurs fonctions. Ainsi, la réduction de la fonction cétone en alcool au niveau du carbone 3 de la progestérone conduit à un métabolite qui n’a plus d’affinité pour le récepteur intracellulaire de la progestérone, mais qui est une modulateur des récepteurs GABAA. Si la position de la fonction alcool est en position 3 alpha, il s’agit d’un modulateur positif (allopregnanolone), tandis que l’isomère 3 beta est un inhibiteur des récepteurs GABAA (isoallopregnanolone).

La complexité du métabolisme des hormones stéroïdes et les différences de structure subtiles entre les métabolites soulèvent des défis analytiques. Les dosages radioimmunologiques (RIA) et les dosages immuno-enzymatiques, même précédés d’étapes de pré-purification et de séparation, n’offrent pas une spécificité suffisante et sont à l’origine de nombreux résultats incohérents dans la littérature. L’analyse par spectrométrie de masse en tandem couplée à la chromatographie en phase gazeuse ou liquide est devenue la référence en matière d’analyse précise et sensible des stéroïdes. L’atout principal de ces méthodes et leur capacité de mesurer avec précision un grand nombre de stéroïdes structurellement similaires dans des échantillons biologiques. Établir des profils étendus de stéroïdes est un prérequis pour comprendre leurs fonctions.