Researcherid : D-2215-2014

Thématiques

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Mes recherches concernent la dispersion des graines par les animaux et l’impact des disperseurs sur le maintien et la régénération des forêts. L’importance du processus de dispersion des graines pour le maintien des écosystèmes est aujourd’hui reconnue, particulièrement sous les tropiques où plus de 80% des espèces végétales sont dispersées par des animaux. Cependant, de nombreuses questions restent en suspens en ce qui concerne l’impact des perturbations anthropiques sur ce processus.

Nous n’avons aujourd’hui qu’une vision très limitée de la dispersion. La plupart des recherches menées jusqu’à présent sur la dispersion des graines se sont focalisées sur des systèmes simplifiés correspondant soit à une espèce animale et les espèces végétales dispersées, soit à une espèce végétale et ses disperseurs. L’étude des interactions mutualistes plantes-disperseurs dans le cadre théorique des réseaux écologiques est donc devenue un enjeu primordial, notamment pour comprendre et évaluer leurs réponses face aux pressions anthropiques.

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Mes recherches se situent donc à l’intersection de plusieurs disciplines : l’éthologie, l’écologie alimentaire, l’écologie spatiale, l’écologie des déplacements, la botanique et la conservation.






Recherches

Rôle des macaques dans la dispersion des graines et le maintien des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est

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Mes premières recherches se sont focalisées sur le rôle des macaques à queue de cochon en tant que disperseurs de graines en Asie du Sud-Est. Elles ont permis de mettre en évidence leur flexibilité comportementale et alimentaire (permettant ainsi une plus grande tolérance face aux perturbations de leur habitat), leur efficacité dans la dispersion des graines et les menaces pesant sur leur survie. Ces macaques, tout comme de nombreux cercopithécines, se sont révélés être d’une importance cruciale dans les réseaux de dispersion du Sud-Est asiatique, notamment en cas de perturbations anthropiques.

 

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La dispersion des graines par les ongulés : un filtre écologique en forêts tempérées européennes

La Trame Verte et Bleue, issue du Grenelle Environnement (2007), est le moyen retenu pour lutter contre la fragmentation du paysage, restaurer les connexions écologiques et permettre ainsi aux espèces de circuler et d’interagir. Dans ce contexte, l’étude de la dispersion des graines est centrale pour améliorer l’efficacité des tracés de corridors écologiques, du point de vue de la conservation des plantes. Ainsi, décider où créer ces corridors requière d’identifier le disperseur adéquat pour chaque espèce de plante. Une méta-analyse a permis de répondre à deux questions importantes concernant les ongulés, déjà reconnus comme disperseurs efficaces : 1) les ongulés filtrent-ils une partie de la flore sur la base de traits spécifiques ? Et, si oui, 2) peut-on prédire, à partir des traits fonctionnels des plantes, les traits fonctionnels de l’espèce d’ongulé la plus à même de les disperser ?

 

Etude des communautés de frugivores et des interactions plantes-disperseurs

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Aujourd’hui, je souhaite étudier la dispersion des graines en élargissant mon point de vue à celui des communautés. Le but étant de comprendre comment les interactions entre plantes et frugivores impactent le fonctionnement global des écosystèmes.

 

 

 

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