Résumé. Les noyaux suprachiasmatiques (NSC) de l’hypothalamus hébergent l’horloge circadienne des Mammifères, supposée permettre leur adaptation aux variations cycliques de l’environnement. Comme beaucoup de jeunes parents peuvent en témoigner, les nouveau-nés ne font pas toujours la différence entre jour et nuit, et l’intérêt d’une horloge maternelle paraît alors moins évident. Chez la souris lactante, nous avons observé une dissociation entre l’expression préservée des gènes de l’horloge dans les NSC, et la perte de rythmicité des paramètres contrôlés par cette horloge (activité électrophysiologique des neurones, température interne). Nous développons un modèle mathématique visant à replacer cette observation dans un contexte plus général, et montrant comment les rythmes contrôlés par l’horloge circadienne exercent un rétro-contrôle au niveau des NSC.

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