Première mission d’ Aurélie Albert (avril-mai) et de Pierre-Michel Forget (mai), en collaboration avec Colin Fontaine (CESCO, MNHN, Paris) et Géraldine Véron (ISYEB, MNHN, Paris) en Thaïlande. Cette mission bénéficie d’un financement du LabEx BCDiv du MNHN. Devant le problème global de destruction des habitats, il est primordial d’étudier la réponse des écosystèmes aux perturbations afin de mieux les protéger. De nombreuses études ont déjà démontré l’importance de la dispersion des graines pour le fonctionnement des écosystèmes et la dynamique de la biodiversité. Cependant, ces études se sont concentrées sur des systèmes simplifiés focalisant sur une espèce particulière de plante ou de disperseur. Nous savons aujourd’hui que les espèces sont reliées par un réseau complexe d’interdépendances mêlant interactions antagonistes et mutualistes. Notre projet propose donc d’étudier l’impact des perturbations anthropiques (chasse et fragmentation) sur les interactions mutualistes plantes-disperseurs et antagonistes plantes-prédateurs de graines en milieu tropical, dans le cadre des réseaux écologiques. Notre première mission se déroulera en avril-mai 2015, en Thaïlande, sur deux sites subissant différents degrés de perturbation. Nous comparerons les caractéristiques des réseaux de disperseurs et prédateurs de graines ainsi que l’efficacité de la dispersion des graines observés dans chaque site. Nous tenterons ainsi d’expliquer comment les perturbations anthropiques sont susceptibles d’influencer la dispersion des graines à travers la modification de la structure des réseaux d’interactions plantes-disperseurs. Cette première mission d’ Aurélie Albert d’avril à mai et de Pierre-Michel Forget (mai), en collaboration avec Colin Fontaine (CESCO, MNHN, Paris) et Géraldine Véron (ISYEB, MNHN, Paris), bénéficie d’un financement du LabEx BCDiv du MNHN. (Photo (c) A. Albert, Khao Yai National Park, Thaïlande).

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