Par Laure VERRET, Centre de Recherches sur la Cognition Animale, CNRS UMR 5169 Université Paul Sabatier, Toulouse

Les souris transgéniques modèles de la maladie d’Alzheimer montrent une détérioration progressive de leurs capacités cognitives associée à des activités cérébrales anormales, qui entrainent et/ou sont entrainées par l’accumulation de peptides amyloides. Mes travaux récents ont permis de mettre en évidence le rôle critique des interneurones inhibiteurs dans les troubles mnésiques associées à la maladie d’Alzheimer. Plus précisément, ces travaux révèlent que l’altération de la fonction inhibitrice en général, et des interneurones à parvalbumine (PV) en particulier, participerait aux perturbations de l’activité et des oscillations cérébrales et aux troubles cognitifs qui en découlent. Ainsi, les manipulations de la fonction inhibitrice, en particulier l’activité des interneurones PV et les oscillations gamma qu’ils génèrent, par des stratégies génétiques, pharmacologiques ou comportementales, pourraient permettre d’améliorer les fonctions mnésiques des souris modèles de la maladie d’Alzheimer.

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